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Dès notre arrivée, nous sommes allées rejoindre mon amie Linda, rencontrée sur Facebook il y a quelques mois déjà. Grâce à ses petits bras agiles, cette petite Finlandais nous a aidé à porter nos tanks sur roulettes (on la remerciera jamais assez pour ça d'ailleurs).
Des heures de paperasse nous ont défracté le crane et ont creusé notre appetit: un seul mot à la bouche alors BURGER KING. Je sais même pas comment j'ai fait pour m'enfiler le plus gros hamburger de la planète, mais c'est fait et j'en suis fière. Nous sommes ensuite allées tâter le terrain au bureau des relations internationales, résultat:
2 étudiants australiens, un autrichien, un belge, un canadien, 5 tchèques, 2 Coréens, 2 estoniens, 5 finlandais, un polonais, un hongrois, un brésilien, un portugais, 6 russes, un italien, 4 suédois..., 6 turques, 7 grecs, 3 américains et un allemand. Et les français? 14! Comme quoi, on sera apparement pas si dépaysées que ça, sacahant que j'en ai déjà rencontré 8 sur facebook...Poisse!
Passées nos ambitions certaines pour l'emmenagement, nous nous sommes décidées à acheter des nouveaux téléphones (grand classique) et une carte de transports (rien de bien passionnant quoi).
Jusqu'ici tout allait bien lorsque vers 20h30, la faim a encore une fois frappé. Notre flemme a malgré tout pris le pas, mais nous sommes tout de même allées chasser le Burger dans la Haye. Ne connaissant que très peu les habitudes néerlandaises,nous ne savions pas qu'à 10heures du soir, tout était fermé (enfin tout sauf les bars, les snackbars -ceux qui ne vendent que des saucisses-, les coffee shops et les épiceries qui possèdent, elles, tous les Pringles existants au monde, toutes les variétés de Coca, mais rien, bien evidemment, de consistant!
Que faire dans ces cas là? Rentrer l'esomac vide, en se rendant compte que l'on a marché 55 minutes dans le froid pour rien, si ce n'est se perdre entre les briques rouges des ces rues photocopiées. Sauf, qu'on s'est trompé de tramway, ce qui nous a énervé, jusqu'à la descente : juste en face d'un Mc Do ouvert. On aura beau dire " c'est pas bien de manger deux fois au fast food dans la même journée", je jure que je me sentais comme Harold et Kumar lors de leur entrée dans White Castle!
Manger nous a alors remonté gravement le moral, et c'est dans le tramway retour qu'avec Sandrine, nous avons ri aux éclats en repensant à Jennifer Lopez dans South Park. Le car de l'aller aurait alors été un gruyère et le tramway aurait déraillé à cause d'un taco... Tacotaco, mon dieu, j'ai écrit ce billet sans boire une seule goutte d'alcool, et ce n'est que le premier jour!
A plus
Comme ma copine Sandrine et moi sommes de pauvres étudiantes en troisième année à l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse et que nous partions toutes deux à l'assaut de La Haye aux Pays-Bas; nous avons décidé de partir avec la compagnie routière Eurolines.
Cela nous permettait de payer moins cher que le train (oui, Ryanair existe mais les taxes augementent avec le poids des sacs) mais aussi de pouvoir nous faire aider pour les bagages (nous avions alors à peu près 30 kilos chacune, en sachant bien évidemment, que nous n'avions pris que le strict necessaire --> Tongs, maillots de bains, rubixcube, 12 paires de chaussures au total, oreillers, l'équivalent de la moitié du rayon de carrefour en chocolat, et j'en passe).
Ce que nous avions oublié d'admettre c'est que 18 heures de voyage en bus, c'était pas l'extase, surtout de nuit avec un bus plein et des amateurs de mini ghetto-blasters (oui des portables quoi). Le raï c'est bien sympa mais à 4 heures du mat, ça passe moins bien.
Malgré les pauses abusives des chauffeurs montés sur ressort (et aussi un peu en manque), malgré l'achat d'un autre rubixcube sur une aire d'autoroute, et malgré la rencontre fort interessante avec une mamie Wallone, ce voyage restera gravé comme le pire à nos yeux.
Revenons à nos moutons. Nous sommes donc arrivées à la Haye avec 3 heures de sommeil au compteur, 1200 kilomètres et une envie imperturbable de nous debarasser de nos bagages qui, on va le dire poliment, commençaient gravement à nous enquiquiner.
